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lethwei boxe birmane

Lethwei (ou boxe birmane) : un des arts martiaux les plus brutaux du monde

Le lethwei, ou bama lethwei, est un sport de combat originaire du Myanmar (ex-Birmanie). Considérée comme très brutale, cette discipline a longtemps été pratiquée dans son pays d’origine mais critiquée à l’internationale. Découvrez tout ce qu’il y a à savoir sur cette boxe qui autorise les coups de tête.

 

Qu’est-ce que le lethwei ?

Le lethwei, ou boxe birmane, est l’art des 9 membres. Toutes les parties du corps sont utilisées comme arme : poings, jambes, coudes, genoux et tête. Pratiqué sans gants, les boxeurs utilisent des bandes pour protéger leurs mains et leurs pieds. Cette boxe est considérée comme l’une des plus brutales et dangereuses au monde.

 

Les origines de la boxe birmane

Le lethwei, aussi appelé bama lethwei, est un art martial qui trouve son origine sur le champ de bataille au Myanmar (ex-Birmanie). En effet, au cours des siècles, le pays doit faire face à de nombreuses guerres internes et frontalières. Les guerriers birmans développent alors une méthode de combat au corps à corps qui leur permet de continuer à se battre même lorsqu’ils se retrouvent sans armes contre l’ennemi. 

La discipline se popularise au XIe siècle avec le roi guerrier Anawratha. Les combats sont supervisés par 2 arbitres et ils se déroulent dans des cercles, sur de la terre battue. Les boxeurs, pieds et mains nus, s’y affrontent sans règle. Puisqu’aucun coup n’est interdit, les combats sont alors extrêmement violents et longs. Pour être déclaré vainqueur, un combattant doit mettre son adversaire KO ou hors d’état de se battre.

La manière de s’affronter est elle aussi particulière. Contrairement aux boxes plus orientales, les combattants s’inspirent ici du comportement animal

Au fil du temps, la boxe birmane devient très prisée au sein du pays. Les différents princes des empires birmans et le peuple aiment le pratiquer ou assister aux combats.

 

L’évolution du lethwei

En 1952, le boxeur Kyar Ba Nyein, dit Tiger, représente la Birmanie aux Jeux Olympiques. Il perd malheureusement au premier round contre un boxeur polonais. 

Deux ans après, il rejoint cependant le conseil gouvernemental des sports du Myanmar. Il a alors pour ambition de raviver la pratique du lethwei. La discipline a en effet perdu de son éclat et sa réputation s’est entachée auprès du beau monde birman et à l’international.

Pour moderniser le sport, il introduit alors des règles qui se rapprochent plus des systèmes déjà en place pour les autres boxes dans le monde. Ces nouvelles règles constituent la base du lethwei d’aujourd’hui.

Désormais, les combats se déroulent en 5 rounds de 3 minutes. Entre les rounds, les boxeurs ont 2 minutes de pause. 

Selon les règles traditionnelles, il n’y a pas de système de notation. Un boxeur doit mettre son adversaire KO pour gagner. Et encore, ce n’est pas exactement vrai !

Lorsqu’un combattant est mis KO, il dispose en réalité de 2 minutes pour récupérer des forces dans son coin du ring. Ensuite, le combat reprend pour terminer les 5 rounds.

Si à la fin de ces 5 rounds, les deux boxeurs sont encore debout, le match est simplement déclaré nul.

En 1996, les 2 minutes de temps mort utilisées en cas de blessure sont supprimées. Des juges sont aussi ajoutés au bord du ring. Cette nouvelle réglementation permet d’éviter d’avoir des matchs nuls. Un gagnant est ainsi constamment choisi à la fin d’un combat.

 

La culture autour de la boxe birmane

Bien qu’elle soit extrêmement violente comme discipline, le lethwei est enseignée aux enfants birmans dès l’âge de 6-7 ans. Vue de l’étranger, la culture de ce sport peut donc en scandaliser plus d’un.

Pourtant, la boxe birmane sert une base familiale importante. C’est une tradition qui est transmise entre un père et son fils. Elle permet aux jeunes de montrer à la fois leur force et leur courage. C’est un rituel par lequel ils montrent qu’ils deviennent des hommes.

Le lethwei participe aussi à la création d’un socle social précieux dans un pays où les habitants vivent souvent dans la pauvreté. Les instructeurs vont prendre le rôle d’éducateur, d’encadreur et de formateur auprès des combattants. Dès leur plus jeune âge, les boxeurs apprennent ainsi l’entraide, le respect et l’humilité

Les camps d’entraînement deviennent alors une seconde famille pour tous ces combattants. 

À l’échelle nationale, le lethwei prend une dimension encore plus symbolique. Elle est considérée comme une véritable identité nationale qui a su perdurer malgré les nombreux conflits que le Myanmar a subis au cours du temps.

 

Les techniques autorisées

La boxe birmane se compose d’un ensemble de techniques traditionnelles des guerriers birmans. 

Trois éléments principaux sont à prendre en compte :

  1. Les armes utilisées : tête, poings, coudes, genoux et pieds
  2. L’objectif recherché : toucher l’adversaire
  3. Les distances de combat : le corps à corps (prises et projections), la distance moyenne (coups de genou, poing et coude) et la distance longue (coups de pied principalement)

 

 

Comment pratiquer le lethwei en France ?

En règle générale, les combattants suivent les règles traditionnelles lors des matchs. Toutefois, en France, la fédération a réglementé plus durement la discipline afin de mieux l’encadrer. Les coups de tête sont par exemple interdits dans la réglementation française.

 

Les zones cibles autorisées

Les techniques de combat peuvent être utilisées pour attaquer :

  • la tête : avant, côté, front, dessus du crâne
  • le torse : avant et côté au-dessus de la taille
  • les jambes : du pied jusqu’au haut de la cuisse
  • les bras : du biceps/triceps, jusqu’aux mains

 

 

Les techniques interdites

Dans des compétitions sur le territoire français, les boxeurs ne peuvent pas :

  • mettre des coups de tête
  • attaquer les parties sensibles du corps : yeux, gorge, cou, arrière de la tête, colonne vertébrale, parties intimes, articulation, bassin et poitrine chez la femme
  • frapper mains ouvertes 
  • faire des progressions tête en avant
  • frapper un adversaire au sol ou lorsqu’il se relève
  • se laisser tomber sur son adversaire quand il est au sol

 

 

Le déroulement d’un combat

Les rencontres ont toujours lieu sur des rings réglementés. 

Les compétitions se divisent en 2 catégories : les assauts et les combats.

Dans les assauts, le hors combat est interdit et les touches sont contrôlées.

À l’inverse, dans les combats, les pratiquants peuvent faire du hors-combat et leurs touches ne sont plus retenues. Elles sont de plein contact.  

Selon les catégories et les types de compétition, les combats durent entre 2 à 3 rounds avec 2 à 3 minutes de repos entre.

Si les deux adversaires peuvent encore se battre à la fin des 5 rounds du combat, c’est le système de notation des juges qui va permettre de déterminer le vainqueur. À la fin de chaque round, ils ont en effet attribué des points à chaque combattant. L’arbitre n’a plus qu’à les récupérer pour donner la décision finale du match.

 

Les traditions avant le combat

Avant les rencontres, des traditions birmanes doivent être respectées par les combattants. 

L’arrivée des boxeurs se fait ainsi sur une musique traditionnelle birmane. 

Chacun leur tour, ils effectuent ensuite le Lethwei Yé, une danse guerrière traditionnelle. Avec cette parade, les combattants démontrent leur habileté et leur courage. 

Le Lethwei Yé se termine par un geste traditionnel, le lekkha moun. Sur une jambe et bras croisés, cette position s’inspire du mouvement d’ailes des oiseaux de proie, comme l’aigle, lorsqu’ils volent et chassent.

 Il permet au combattant qui le réalise de défier son adversaire avec courage et respect. C’est aussi une manière pour le boxeur d’annoncer à son adversaire qu’il est prêt au combat.

 

Les divisions du lethwei en France

Sur le territoire français, les combattants doivent avoir au minimum 18 ans pour participer aux compétitions. 

Le lethwei est partagé en 5 divisions : 

  • classe JD – “junior-débutant” : 0 à 5 assauts
  • classe JA – “junior avancé” : plus de 5 combats (et assauts)
  • classe B – “senior-espoir” : de 5 à 15 combats gagnés
  • classe A – “senior-élite” : plus de 15 combats gagnés
  • classe pro : au niveau international

 

Les pratiquants ne peuvent pas changer de niveau de pratique en cours de saison. Si tous les pré-requis sont atteints, ils doivent attendre la saison d’après pour concourir dans la classe supérieure.

 

Les catégories de poids et d’âge

Chez les hommes, les catégories “junior” et “senior” sont divisées comme suit : 

  • moins de 55 kg
  • moins de 60 kg
  • moins de 63,5 kg
  • moins de 67 kg
  • moins de 71 kg
  • moins de 75 kg
  • moins de 80 kg
  • moins de 80 kg
  • moins de 91 kg
  • plus de 91 kg

 

Pour les catégories féminines « junior » et “senior”, les divisions sont : 

  • moins de 45 kg
  • moins de 50 kg
  • moins de 55 kg
  • moins de 60 kg
  • moins de 65 kg
  • plus de 66 kg

 

Pour les hommes comme pour les femmes, 3 catégories d’âge sont retenues :

  • les juniors : 16 et 17 ans
  • les seniors : de 18 à 40 ans
  • les vétérans : de 41 à 50 ans

 

Les surclassements d’âge sont interdits.

 

Quel équipement pour faire de la boxe birmane ? 

Comme pour tous les sports de combat, avoir un bon équipement est essentiel pour pratiquer et combattre sans danger. On vous a listé tous les éléments requis pour le lethwei.

 

La tenue des compétiteurs

Lors des rencontres officielles, les boxeurs (Lethwei doo ou Thu) doivent porter une tenue très élémentaire : 

  • un short de boxe
  • un carré de tissu rouge ou bleu selon le coin où il combat

 

Les protections des boxeurs

Pour se protéger, la liste des équipements à mettre est cependant plus complète :

  • un casque de combat
  • un plastron pour la classe JD (junior-débutant) avec le t-shirt du club en dessous
  • des protège-tibia/pieds lié, type chaussette
  • une coquille pour les parties intimes
  • un protège-poitrine pour les combattantes féminines
  • des coudières et genouillères
  • des gants de boxe

 

 

Pour conclure

Le lethwei, ou boxe birmane, est une discipline très dangereuse. Beaucoup considèrent que le muay thaï ou boxe thaïlandaise est l’art martial le plus mortel, mais dans les faits, la boxe birmane est encore plus brutale. 

Voici les points les plus importants à retenir sur le lethwei :

  • Dans la discipline, le corps entier peut être utilisé comme une arme : tête, poings, jambes, coudes, genoux 
  • La boxe birmane est un art d’autodéfense qui permet de se battre sans arme
  • Originellement pratiquée mains et pieds nus, certaines fédérations nationales obligent désormais le port de gants et de protections pour un combat
  • La modernisation de ce sport a notamment été permise avec l’ajout d’un système de notation qui permet d’assurer un vainqueur à chaque combat
  • La violence de cet art limite son internationalisation

 

 

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On vous attend dans la ronde Tiger !

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